Ca va être un peu mélangé, je vous préviens.
1. Je suis contente d'avoir repris une activité "normale", avec des horaires, comme tout le monde.
- J'avais repris mes "pilules magiques" parce que je ne savais pas comment j'allais vivre cette reprise, mais vu que ça ne se passe pas trop mal, j'ai arrêté. J'espère tenir le coup comme ça...
- J'aime bien l'établissement, les collègues, la direction, je me sens plutôt bien.
Pourtant, ces derniers jours, j'étais en rogne, parce que je n'ai pas "ma" salle - contrairement aux collègues - et que j'en ai marre de courir de salle en salle, de bâtiment en bâtiment, de devoir réfléchir au matériel dont j'aurais besoin, d'aller le chercher et le ramener.
- J'ai deux classes vraiment bien (l'une encore mieux que l'autre), deux classes bien chiantes, et trois autres qui sont entre les deux, ça dépend des jours.
Ca vient des élèves, certes, mais aussi de moi, qui ne suis pas assez autoritaire. J'aime pas jouer les flics, et je sais que je ne pourrai pas aller contre ma nature (enfin un petit peu, si, mais pas totalement).
Ca passe donc mieux bien sûr avec les "plus mûrs".
Après, il faut gérer ça aussi, éviter les "débordements" (pas faire trop "amis-amis" non plus), recadrer les jeunes hommes qui se montrent parfois un peu "entreprenants" (l'un d'eux m'a carrément tutoyé un jour, et je ne pense pas que c'était accidentel, donc je lui ai tout de suite dit, il s'est excusé, mais bon...).
- Au niveau boulot, je rame, je rame, je rame. Je bosse, mais j'avance pas. Galère.
- J'ai maintenant la certitude que mon collègue mimi est avec quelqu'un, qui s'appelle bien comme moi (il me l'a dit hier, est-ce qu'il avait remarqué quelque chose ???). Pourtant, certaines de ces attitudes sont bizarres, et je m'étais déjà fait des films.
D'ailleurs, je comprends pas : y a plein de gens qui trouvent l'amour sur leur lieu de travail, mais moi quand j'arrive, c'est toujours trop tard, tout le monde est déjà pris...
Voilà pour le bilan. Est-ce que je suis heureuse au final ??? Pas vraiment. Il y a des jours où je le suis, parce qu'un ou une élève aura eu telle parole qui m'aura fait sourire ou rire, ou simplement plaisir, ou parce qu'une de leurs attitudes m'aura touchée (exemple hier, j'étais chargée, j'ai donc laissé les clés sur la porte, et en passant, l'un des élèves les a récupérées, et me les a mises sur mon bureau ; c'est tout con, mais j'apprécie ce genre de choses) .
Mais je me demande encore trop souvent ce que je fais là...
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